Au cours de l’écriture d’un ouvrage, il est fréquent d’être tenté de citer un auteur en recopiant une phrase ou un extrait d’une de ses œuvres dans le corps de son propre texte. Mais la question taraude : ai-je le droit de citer ainsi un autre écrivain ?
Le droit à courte citation représente une exception aux droits d’auteur qui donnent le contrôle absolu à l’auteur quant à la diffusion de son écrit. Dans certains cas, pourtant, un extrait limité reproduit dans une autre œuvre peut être accepté. L’importance quantitative de la citation sera acceptée ainsi selon les juridictions nationales. La France a ainsi mis en œuvre la proportionnalité.
C’est ainsi que
la citation doit être brève, tant par rapport à l’œuvre dont elle est extraite que par rapport au nouveau document dans laquelle elle s’insère. Le code de la propriété intellectuelle ne donne pas de caractère quantitatif, on apprécie la « courte citation » en termes de proportion ; le juge fait une appréciation in concreto ;
elle implique que le nom de l’auteur, son copyright et le nom de l’œuvre d’où elle est extraite soient cités, de façon à respecter le droit moral de l’auteur ; dans le cas d’un extrait de livre, le titre, l’éditeur, la date de publication doivent également être mentionnés ;
la citation ne doit pas concurrencer l’ouvrage original et doit être intégrée au sein d’une œuvre construite, pour illustrer un propos ; la citation en outre doit plutôt inciter le lecteur à se rapporter à l’œuvre originelle.
Source : Wikipédia
Les fêtes de fin d’année sont un moment exceptionnel pour le domaine de l’édition. Elles arrivent à la suite de la rentrée littéraire de septembre marquée par les distinctions des meilleurs ouvrages. Les ventes sont boostées par les prix littéraires et atteignent leur pic à la veille des festivités. Comment peut-on comprendre l’intérêt pour le livre pendant cette période ?
Le sens du cadeau du livre à Noël
La symbolique de la remise des cadeaux pendant les fêtes de Noël est une vieille pratique héritée de la Rome antique. Chez les chrétiens, elle est justifiée par le livre de la Nativité du Christ selon lequel, à la naissance de l’Enfant Jésus, les rois mages vinrent avec des présents (or, encens, myrrhe) pour l’adorer. Au-delà de ces considérations d’ordre historique et religieux, donner en cette période est un acte qui va bien au-delà d’une simple transmission. Il s’agit aussi d’exprimer sa proximité affective avec ses proches.
En premier, il se justifie par le but de faire plaisir à votre ami, enfant ou frère et de lui montrer à quel point vous appréciez les moments que vous partagez ensemble. Ensuite, par une offre précise, vous démontrez à votre proche que vous le connaissez bien. Enfin, un cadeau bien choisi montre à son destinataire que vous vous préoccupez de lui. Par ailleurs, même si tout ce qui est utile peut servir à cet effet, certains dons ont une symbolique plus forte que d’autres. C’est le cas du livre qui est très sollicité pendant les fêtes de fin d’année.
Le livre, un cadeau approprié pour Noël
Les ventes effectuées par les librairies pendant cette période positionnent les ouvrages comme l’un des objets privilégiés pour les échanges lors des fêtes de fin d’année. Plusieurs raisons peuvent justifier l’engouement des Français pour les écrits. En premier, offrir une lecture peut se révéler comme un moment de partage. On ne donne pas un ouvrage au hasard. Il faut avoir une idée de son contenu et savoir en quoi il peut intéresser le bénéficiaire. Compte tenu du nombre de livres disponibles, offrir un roman, un recueil de poésie ou un livre d’art doit être le résultat d’un choix unique et judicieux.
En plus des échanges d’un savoir ou d’une expérience spécifique, un livre classé dans notre bibliothèque constitue une partie de notre patrimoine. On peut le relire avec plaisir ou le conserver pour ses proches. Il peut être transmis d’une génération à une autre, tout en gardant le même intérêt. Un autre aspect important d’un document écrit comme cadeau est son prix. Hormis les livres de collections qui valent une petite fortune, tout le monde peut trouver son compte même avec un budget limité en cette période où les dépenses des ménages explosent.
Offrir un cadeau pendant les fêtes de fin d’année constitue un rituel auquel une bonne frange de la population à travers le monde s’adonne avec joie aujourd’hui. Vous disposez désormais de bonnes raisons pour transmettre un livre. Vous trouverez au moins un ouvrage à offrir à chacun de vos proches dans notre catalogue.
Le rapport entre le livre d’aujourd’hui et celui à son origine reste essentiellement l’écriture sur un support. Avant l’invention de l’imprimerie au 15ème siècle, tous les ouvrages étaient écrits à la main sur un support souple. A partir de cette période, le manuscrit s’est détaché pour devenir un élément à la base de la réalisation de tout livre.
Evolution du manuscrit
Le manuscrit dans son sens strict désigne tout texte écrit à la main sur du papier. Dans le domaine du livre, il révèle un texte original produit par un auteur en vue de sa transformation en livre. Vu sous cet angle, cet instrument essentiel à la fabrication de tout ouvrage s’est adapté au fil du temps. Les principaux changements observés correspondent au développement des sciences et de la technologie. Ils concernent à la fois le support sur lequel le texte est écrit et l’outil d’écriture.
En ce qui concerne la rédaction, nous avons quitté progressivement la plume pour glisser vers le clavier d’ordinateur en passant par le crayon à bille et la machine à écrire.
L’avènement et la vulgarisation de l’ordinateur depuis la fin du 20ème siècle ont quasiment effacé complètement la machine à écrire. Pourtant, l’usage du stylo est maintenu dans la pratique même si ce n’est pas dans le but de rédiger uniquement un manuscrit. Le clavier dédié à l’écriture représente seulement une partie infime de l’utilité de l’ordinateur. Cette machine permet également d’avoir un espace virtuel sur lequel le texte est rédigé et mis en forme. Cette interface qui représente un format A4 remplace le papier. Son usage sous la forme physique intervient uniquement en dernier ressort pour l’impression du texte final.
Du manuscrit au livre
Une fois le manuscrit finalisé, il est envoyé à la maison d’édition sous un format physique ou virtuel. Cette initiative marque le début des démarches pour son édition. Cette phase est décisive pour l’auteur, car elle traduit la mise à disposition de sa création à une entité extérieure pour appréciation et publication éventuelle. Cette période se caractérise très souvent par une certaine appréhension chez les auteurs débutants notamment. Pour les éditeurs qui refusent ces manuscrits, une simple correspondance suffit pour signifier leur manque d’intérêt.
A contrario, si le manuscrit suscite une quelconque attention chez l’éditeur, l’auteur recevra une proposition de contrat et marquera le début d’une collaboration en vue de la production du livre. Cet accord inclut la correction, la conception de la couverture, la mise en page, le tirage, la diffusion et la distribution, la promotion et la vente de l’œuvre.
Dans le processus de fabrication du livre, le manuscrit demeure un élément essentiel. Il représente le premier réceptacle des idées et des mots qui deviendront plus tard peut-être un chef-d’œuvre ou un best-seller. Préalable incontournable à l’existence de tout ouvrage, cet élément qu’est le manuscrit a su s’adapter aux évolutions technologiques.
Toute œuvre doit bénéficier de droits reversés à son auteur dès lors qu’une exploitation commerciale en est faite. C’est le cas, d’une chanson, d’un film, de l’image d’une personne ou d’un livre.
L’exploitant doit ainsi reverser ces droits à l’auteur de l’œuvre, à dates ou périodes régulières et selon un accord contractuel signé avant le début de l’exploitation.
Le cas du livre
La maison d’édition qui publie un ouvrage signe un contrat d’édition avec son auteur. Ce document prévoit le pourcentage des ventes qui doit être reversé et la périodicité des versements. Il prévoit également l’établissement d’une reddition des comptes, récapitulation détaillées des mouvements sur le livre.
Le taux de ces droits varient d’une maison à une autre et est en général de 8 à 10% pour les maisons à compte d’éditeur et peut monter jusqu’à 35% pour les maisons à compte d’auteur (qui ne vendent quasiment pas de livres). L’état récapitulatif (reddition) doit comprendre un état de stock quantitatif (stock de début de période + impressions réalisées – ventes effectuées = stock de fin de période) ainsi que le montant des ventes encaissées. Il est également distingué entre édition brochée et édition numérique.
Et au Lys Bleu ?
Nous nous conformons scrupuleusement aux contrats que nous signons en éditant une reddition pour chacun de nos auteurs une fois par an en février et en versant les droits en avril.
Nous vendons nos titres sur de très nombreuses plateformes de vente en ligne et nous devons obtenir les chiffres de chacune d’entre elles afin de pouvoir établir la reddition des auteurs et deux mois sont nécessaires pour collationner l’ensemble, le vérifier et établir les redditions correspondantes.
Quel taux ?
Nous proposons un taux uniforme de 13% à tous nos auteurs. Il s’applique dès le premier exemplaire vendu et sans limite de nombre de ventes. C’est bien plus que ce que la plupart de nos confrères éditeurs à compte d’éditeur proposent (le plus souvent 8% et quelquefois 10%) car nous avons souhaité partager à parts égales le solde du compte de résultat de nos ouvrages. En effet, après avoir déduit les différents frais d’intervenants (distributeur, diffuseur, libraire) du prix de vente du livre, il reste environ 26% à distribuer. Au Lys Bleu Éditions, nous partageons en deux, 13% pour l’auteur, 13% pour l’éditeur.
Publier un livre n’est pas une si mince affaire qu’on pourrait l’imaginer au premier abord mais faire un succès d’un ouvrage publié est encore bien plus difficile aussi de nombreux métiers différents se partagent les tâches à réaliser afin de parvenir à ce Graal qu’est la vente d’un livre.
La conception
La première chose que se doit de réaliser un éditeur digne de ce nom est de corriger ou de faire corriger le manuscrit qu’il se propose de publier. Pour cela, il a à sa disposition des outils informatiques mais ceux-ci ne peuvent pas encore donner un résultat suffisant pour une édition professionnelle aussi le seul moyen de correction actuel reste la lecture par un humain. Il s’agit là de la tâche la plus longue et la plus périlleuse de l’ensemble de la chaîne de conception du livre car une erreur ou un oubli peut être fatal au livre. Le travail consiste à corriger l’orthographe, la grammaire, la typographie et la syntaxe.
Au Lys Bleu Éditions, nous n’imposons pas de modification profondes dans les textes de nos auteurs car, ceux-ci ayant été retenus drastiquement par notre comité de lecture, nous aurions mauvaise grâce à demander des changements importants. En revanche, nous pouvons proposer ces remplacements en marge du texte et seul l’auteur décide d’appliquer ou non nos conseils.
Une fois corrigé le texte sera confié aux metteurs en page qui lui donneront l’apparence d’un livre fini.
La seconde étape primordiale pour créer un beau livre et la conception de sa couverture. Que ce soit la mise en place d’une image ou d’un dessin ou, de manière plus élaborée, la création d’un assemblage permettant une véritable mise en scène, tout doit concourir à envoyer des signaux positifs : la couverture est la première chose qui retient l’attention du lecteur.
D’autres tâches sont également réalisées comme l’enregistrement de l’ISBN ou la récupération d’informations et la création des prémices de la fiche de promotion.
À la fin de cette étape, l’auteur reçoit les BAT (papier ou numérique) de son texte et de la couverture.
L’imprimerie et la publication
Nous passons ici à d’autres corps de métier, ceux qui vont permettre que le livre se transforme en objet. Les fichiers texte et couverture sont alors transformés pour être transmis électroniquement aux imprimeurs et les fichiers de l’édition numérique (Mobi…) sont créés avec ce que cela représente de difficultés techniques.
Enfin, ils seront mis en ligne sur les différentes plateformes en ligne et intégrés aux base de données des libraires.
La promotion
La dernière phase, et non la moindre, de la création d’un livre, et ce qui fera de lui un succès, consiste à promouvoir l’ouvrage et son auteur. Pour cela des animateurs éditoriaux et des représentants commerciaux prendront contact avec les libraires, les journalistes et les blogueurs pour permettra la mise en rayons des titres publiés. Cette étape est très importante car, sans elle, l’ouvrage restera inconnu du public.
Et au Lys Bleu Éditions ?
Notre processus de publication recouvre 32 étapes, celles évoquées ici et toutes celles qui sont nécessaires afin que le processus soit fluide. Une publication peut être réalisée en quelques mois mais nous savons aussi être réactifs pour pouvoir surfer sur la vague d’une actualité par exemple.
Les éditeurs choisissent le ou les genres littéraires qu’ils publieront au cours de l’existence de leur maison. Souvent par goût ou affinité quelquefois par calcul commercial. C’est ainsi que des éditeurs sont spécialisés dans la fiction ou au contraire dans les documents et publications techniques alors que d’autres se concentreront sur la poésie.
Choisir une ligne éditoriale n’est pas une mince affaire excepté si l’on est féru et passionné par un genre littéraire. C’est souvent le cas des éditeurs de fantasy qui sont avant tout des lecteurs de ce genre littéraire très complet. Pour le reste, il n’existe pas de règle et chaque éditeur avance selon son bon vouloir en déterminant un ou trois genres qu’il mettra en avant dans sa maison.
Et Le Lys Bleu ?
Nous avons opté pour une autre méthode : celle de publier toute la littérature de fiction et la poésie et nous devons nous en expliquer.
La poésie tout d’abord : ce genre littéraire semble voué à une perte et à une disparition inévitables du fait du manque de lecteurs. La modernité de notre monde, la vitesse de ses actions semblent être des facteurs refusant le calme, la tranquillité et la beauté que suggèrent les vers. Nous pensons au contraire que, parce qu’un art est attaqué, il est nécessaire de le défendre pour le faire vivre encore et encore. C’est la raison pour laquelle nous avons décidé l’ouverture d’une collection dédiée à la chose poétique.
La fiction : nous aimons la littérature, la lecture et les auteurs et nous n’avons pas pu nous résigner à limiter notre action d’éditeur aux seuls quelques genres qui nous semblaient suffisamment porteurs pour être rentables pour notre maison. Pourquoi passer à côté des merveilles d’un paysage au simple prétexte qu’on ne regarderait que dans une direction ? La littérature foisonne de beautés rares dans des textes sublimes, certains « sous-genres » plus modernes proposent des types d’écriture novateurs qui pourraient bien révolutionner l’écriture dans les décennies à venir. Nous ne voulons pas passer à côté de ces pépites aussi avons-nous ouvert notre maison à toute la littérature quelle qu’elle soit.
Pas de contrôles ?
Si, bien entendu. Nous acceptons de lire tous les textes de tous genres qui nous parviennent mais ils sont drastiquement sélectionnés pour être ou non publiés. Notre credo : toute la littérature mérite d’être publiée à la condition qu’elle soit de bonne qualité.
Le Lys Bleu Éditions annonce un nouveau partenariat avec La Poste de Côte d’Ivoire dans le cadre son activité de e-commerce Sanlishop.ci
Quelques semaines après avoir annoncé l’extension de sa diffusion à l’International sur les États-Unis, le Canada, l’Australie, et l’Afrique francophone, c’est une nouvelle étape importante pour les Éditions du Lys Bleu qui annonce un partenariat avec La Poste de Côte d’Ivoire.
La Poste de Côte d’Ivoire se veut à l’avant-pointe des technologies et offre de très nombreux services numériques aux Ivoiriens. En parallèle des services postaux, une marketplace www.sanlishop.ci a vu le jour.
Cette place de marché virtuelle propose aux Ivoiriens des produits de toutes catégories et propose un paiement en ligne sécurisé, avec bien entendu, une livraison proposée par leurs soins.
C’est dans le cadre de ce site de vente en ligne que Le Lys Bleu Éditions et La Poste de Côte d’Ivoire ont signé un partenariat exclusif pour la vente de ses ouvrages en version numérique sur leur plateforme.
Une catégorie spécifique va être créée sur le site du diffuseur pour la disponibilité de ces produits au grand public.
C’est pour La Poste de Côte d’Ivoire une grande première également car pour la première fois des livres numériques vont être mis en vente sur leur site.
Ce partenariat est l’occasion pour le Lys Bleu Éditions d’élargir encore davantage sa zone de diffusion internationale, augmentant ainsi la visibilité de ses auteurs et rendant la lecture accessible au plus grand nombre.
Rappelons que les livres du Lys Bleu Éditions sont disponibles en France, en Belgique, en Suisse, aux États-Unis, au Canada, en Australie et dans 24 pays africains.
Le Lys Bleu Éditions est une maison d’édition généraliste fondée en 2017 qui propose des ouvrages de littérature de l’imaginaire (romans, nouvelles, poésies). La maison est associée à Sodis pour la distribution de ses livres au format broché et à Primento pour celle des livres numériques.
Pendant toute cette période de restrictions de déplacements et de confinement, nous avons opté pour le télétravail pour l’ensemble des membres de notre personnel, ce qui nous a permis d’avoir une activité normale tant pour nos auteurs que pour livrer les lecteurs nombreux qui nous font confiance et qui nous ont commandé des ouvrages par internet.
Le gouvernement vient d’annoncer l’assouplissement des mesures strictes qui étaient en place et le début du déconfinement en fonction de contraintes locales, et ce dans le respect de règles précises.
Pour notre part, nous avons pris la décision, pour la sécurité de l’ensemble des personnels de nos équipes du Lys Bleu Éditions de maintenir le télétravail. Cela permettra de continuer à protéger chacun des risques liés aux transports en commun pour se rendre sur le lieu de travail et également d’éviter des contacts inappropriés. Cette mesure s’applique pour un minimum d’un mois à partir de la date de déconfinement officiel.
En fonction de l’évolution des mesures gouvernementale et de celles de la lutte contre le covid-19, nous adapterons ces mesures.
Toute l’équipe du Lys Bleu Éditions reste mobilisée et bien sûr à l’écoute de l’ensemble de nos auteurs et des lecteurs par e-mail durant toute cette période.
Comme c’était le cas durant ces deux mois, nous assurons l’ensemble de nos commandes, parfois avec un léger retard, les transporteurs étant confrontés à une baisse de leurs effectifs et à de nombreuses restrictions.
Le Lys Bleu Éditions est une maison d’édition généraliste fondée en 2017 qui propose des ouvrages de littérature de l’imaginaire (romans, nouvelles, poésies). La maison est associée à Sodis pour la distribution de ses livres au format broché et à Primento pour celle des livres numériques.
Plusieurs raisons peuvent engager l’auteur à ne pas se dévoiler et à masquer sa vie privée pour mieux la séparer de sa vie d’écrivain. Ce besoin d’anonymat est souvent la conséquence directe de l’œuvre publiée qui peut mettre son auteur au cœur d’une tempête publique ou même judiciaire qui pourrait lui être néfaste.
Certains genres littéraires se prêtent aussi à l’utilisation d’un nom de plume : la fantasy dont les auteurs préfèrent utiliser des noms en accord avec les civilisations qu’ils décrivent ou la romance souvent écrite par des auteurs dont les noms sont à consonance anglo-saxonne.
Mais comment choisir ce nom de plume ? Il est important de savoir, qu’à l’exception des deux genres littéraires principaux cités plus haut, les lecteurs de romans, de nouvelles ou de poésie attachent une importance grandissante à l’auteur qu’ils lisent. Afin d’étancher cette soif d’informations, il est habituel aujourd’hui de taper sur un moteur de recherche le nom dudit auteur afin d’y découvrir quels autres ouvrages ont été publiés bien sûr, mais aussi d’y retrouver une photo, l’univers de vie et tout ce qui constitue un individu. Autant dire que rien n’échappe à cette recherche que le lecteur entreprend le plus souvent avant même sa lecture.
Ainsi, le nom de plume doit-il répondre à ces critères et ne pas être par trop “exotique” pour ne pas perdre le lecteur. Sa composition entre prénom et nom sera donc de consonance française, pour ce qui nous intéresse et, même si l’imagination de l’auteur est libre, respectera un code classique. Évitez donc les prénoms inconnus de notre calendrier et composez le nom sans doubler de voyelles ni aligner des consonnes concomitantes. Restez le plus classique possible pour laisser au lecteur la possibilité de croire en vous.
La culture est essentielle à une société dynamique qui veut développer le bien-être de sa population et son rayonnement. Les éditeurs de livres y apportent leur part au travers de la publication des meilleurs textes qui leur sont proposés et tentent ainsi d’aider au développement personnel de chacun.
La situation que les maisons d’édition traversent depuis deux mois a pourtant freiné leur engagement en nous interdisant la vente des livres que nous produisons tous pour le compte de nos auteurs. Librairies indépendantes et grandes surfaces de la culture fermées et activités des plateformes de ventes de livres en ligne réduites puis mises à l’arrêt sont les conséquences du virus qui nous touche.
Les petites et moyennes maisons d’édition ne vivent, souvent chichement, que de la vente de livres aussi sont-elles à l’arrêt quasi-total depuis le 17 mars les mettant dans une situation précaire voire dangereuse pour leur pérennité.
Mais au-delà de la santé économique de nos maisons c’est celle de la chaîne du livre qui a été mise à mal : les librairies ont été obligées de fermer leurs portes et les auteurs ne percevront pas de droits sur des ventes perdues à jamais, car ce n’est pas au prétexte de n’avoir pas pu lire durant un temps qu’on lira plus par la suite et aucun rattrapage conséquent des ventes n’est malheureusement réellement à envisager.
LES ANNONCES
Notre ministre de tutelle a annoncé le 6 mai dernier un plan d’aide à l’audiovisuel et aux métiers du spectacle et nous nous en sentons exclus car le ministre a évoqué celles qui seront apportées aux cinémas, aux productions de films pour la télévision ou pour le cinéma, le soutien aux intermittents, mais ce plan ne s’intéresse nullement à la littérature qui cependant fait partie intégrante de la culture et ne peut en être le parent pauvre.
POURQUOI UNE AIDE ?
La chaîne du livre concerne un nombre très large d’acteurs, qu’il s’agisse des auteurs qui ne vivent que très rarement confortablement de leurs œuvres, des maisons d’édition, des correcteurs, des traducteurs, des imprimeurs, des diffuseurs et distributeurs, des libraires ô combien importants pour créer le lien avec la population, des grandes enseignes de la culture, des transporteurs, etc.
Le livre est essentiel, aussi nous vous demandons un plan d’urgence pour les éditeurs et les libraires qui n’ont de cesse de promouvoir la littérature et la lecture à l’intérieur de nos frontières et à l’international. Sans une décision rapide et forte, nous craignons que de nombreux confrères ne doivent stopper leur activité, que les libraires les moins résistants ne puissent faire face à ce cruel manque à gagner et que les auteurs ne puissent poursuivre leur apport culturel devant se consacrer à des activités professionnelles rémunérées.
QUE DEMANDONS-NOUS ?
L’aide qui doit être apportée peut prendre la forme de subventions, naturellement, qui remplaceraient en partie les pertes que nous enregistrons tous mais aussi celle de suppression ou d’allégement de charges pour les auteurs, pour les éditeurs et pour les libraires. Et ne serait-il pas temps de réduire les frais postaux d’envoi des livres au cœur du pays phare de la culture.
QUE POUVEZ-VOUS FAIRE ?
Aidez le monde du livre et accompagnez-nous dans notre démarche en signant cette pétition qui sera remise à l’exécutif par envoi au Président de la République, au Premier Ministre, au Ministre de la Culture et à l’ensemble des députés. Que vous soyez auteur, éditeur, imprimeur ou libraire, votre voix est importante et compte.
Disponibles pour les libraires français sur la plateforme Dilicom et gérés par la Sodis, les ouvrages du Lys Bleu Éditions sont disponibles sur les territoires français et belge depuis des années.
Depuis le mois de février 2020, tous les titres publiés par notre maison sont désormais disponibles à l’international dans les pays et régions suivants : États-Unis, Canada, Australie, Afrique Francophone.
Qu’est-ce que cela implique ?
Nous ne cherchons pas à publier de la littérature traduite, nous sommes éditeurs français et nous défendons la littérature française.
Ces nouvelles destinations pour nos titres sont la résultante d’accords commerciaux passés avec des distributeurs et diffuseurs locaux qui ont la responsabilité de l’impression et de la diffusion de nos ouvrages dans les différentes zones concernées. Ils ont également en charge la responsabilité de produire les livres dans les normes locales.
Les lecteurs francophones dans toutes ces zones géographiques ont donc la possibilité d’acquérir nos ouvrages, une bonne nouvelle pour nos auteurs et pour nos lecteurs.
Prix Nobel de littérature en 1993 (le premier remis à un Noir), prix Pulitzer pour Beloved en 1988, l’auteure américaine Toni Morrison est décédée lundi au Montefiore Medical Center de New York, selon des déclarations de ses proches et de son éditeur Alfred A. Knopf. Elle avait 88 ans. Lire la suite
Près de neuf Français sur dix se déclarent lecteurs, un tiers lit plus de 20 livres par an
88% des français assurent qu’ils sont des lecteurs selon le baromètre annuel du Centre national du livre.
En 2019, les Français sont plus nombreux que l’an dernier à se déclarer comme étant lecteurs de livres. C’est ce que révèle le baromètre bisannuel Les Français et la lecture publié mercredi 13 mars par le Centre national du livre (CNL) à la veille de l’ouverture du salon du livre de Paris.
Les romans parmi les livres les plus lus
Près de neuf Français sur dix (88%) s’estiment lecteurs. C’est trois points de plus qu’il y a deux ans. Près d’un tiers (31%) se déclarent même être de grands lecteurs, avec plus de 20 livres par an.
74% des livres lus sont des romans, romans policiers, de science-fiction ou sentimentaux. Les livres pratiques, les bandes dessinées, dont les mangas, sont les deux autres grandes catégories de livres les plus lus. Selon l’enquête, les femmes sont plus lectrices de livres pratiques et de romans alors que les hommes sont plus focalisés sur les livres sur l’Histoire ou les livres scientifiques.
Le baromètre révèle également qu’un Français sur deux lit de manière quotidienne et principalement le soir avant de se coucher pour 44% des personnes interrogées. Les trois quarts des lecteurs (74%) déclarent lire principalement par plaisir, pour leurs loisirs.
Le livre numérique marque le pas
Autre enseignement de l’enquête, après une nette progression entre 2015 et 2017, le taux de lecteurs de livres numériques marque un palier en 2019. Un quart (24%) ont recours à l’outil numérique pour lire.
En 2019, les livres neufs ont toujours la préférence des lecteurs. 82% achètent plutôt du neuf, mais le livre d’occasion a de plus en plus le vent en poupe, surtout chez les grands lecteurs puisque cela représente 53% de leurs achats.
Les achats sur internet progressent toujours
Où achète-t-on ses livres ? Principalement dans les grandes surfaces culturelles, pour 76% des acheteurs, et les librairies généralistes, pour 68% d’entre eux. Le recours aux boutiques en ligne progresse. C’est le lieu d’achat de 48% des lecteurs. Les sites de ventes en ligne progressent de plus 10% par rapport au premier baromètre publié en 2015 par le CNL.
Les Français restent également très attachés à l’objet livre. Ils préfèrent lire des livres qui leur appartiennent plutôt que d’avoir recours à une bibliothèque. Mais une personne interrogée sur deux (49%) déclare emprunter des livres en bibliothèques ou médiathèques. Sept Français sur dix (69%) affirment n’avoir jamais, ou très rarement, emprunté un livre.
Plus généralement, selon l’enquête du CNL, les Français estiment, plus que jamais, que la lecture doit être une source de plaisir. Et s’ils avaient plus de temps, la lecture serait l’une des trois activités qu’ils privilégieraient, derrière les sorties entre amis et devant les sorties culturelles.
Le baromètre bisannuel ‘Les Français et la lecture’ publié par le Centre national du livre (CNL), a été réalisée par téléphone du 11 au 22 janvier, sur la base d’une étude réalisée auprès d’un échantillon représentatif de 1 000 personnes.
Par Thomas Pontillon
Franceinfo
Radio France
publié le
Notre maison est attaquée régulièrement sur les réseaux sociaux pour les méthodes de publication que nous utilisons. je tiens ici à apporter quelques précisions sur la manière dont je considère que le travail d’éditeur doit être fait mais avant je vais vous présenter les différents moyens de faire publier son manuscrit.
Les différents types d’éditeurs
Il existe quatre types d’édition : l’édition à compte d’éditeur, l’édition à compte d’auteur, l’édition participative et l’auto-édition. Voyons les deux premières en détail.
L’édition à compte d’éditeur permet à un auteur d’être publié parfaitement gratuitement. Dans ce cas, l’éditeur prend tous les risques car s’il ne vend pas le livre, il n’est pas remboursé de ces frais de conception. C’est la voie royale, celle dont tous les auteurs rêvent secrètement ou non. Mais c’est aussi le Graal le plus difficile à toucher car moins de 5 % des manuscrits reçus obtiennent une proposition de contrat.
L’édition à compte d’auteur fait payer l’auteur pour tout le travail de conception de son ouvrage. Nous avons alors affaire à un prestataire de services qui vend une mise en page et une correction ainsi qu’une impression de texte. Aucune promotion ne sera effectuée car la maison sera payée pour son travail avant même que le livre ne soit publié. Ces « éditeurs » facturent entre 1500 et 4000 euros pour la publication d’un ouvrage. Bien entendu, il suffit d’envoyer son manuscrit à ces maisons pour qu’il soit immédiatement retenu pour être publié. Marché de dupes.
La troisième catégorie d’éditeurs est celle de l’édition participative. Celle-ci recouvre beaucoup de choses : des éditeurs qui vont demander un montant pour couvrir les frais de correction, d’autres qui demanderont des frais pour faire la couverture ou pour toute action de promotion. Il en ressort du bon et du mauvais car certaines maisons sont très honnêtes et demandent ces montants pour permettre la publication alors que d’autres vendent du vent. Il faut donc être très vigilants sur les propositions qui sont faites dans le contrat à signer. Les montants à payer peuvent varier de 500 à 1500 euros.
Et Le Lys Bleu ?
Nous avons pour vocation à publier et à promouvoir les auteurs qui ne sont pas encore connus, même si nous avons plusieurs auteurs de renom qui ont rejoint notre maison. Ces auteurs ont une activité forte sur les réseaux sociaux et c’est la raison pour laquelle nous y sommes présents également. Nous cherchons par là à donner leur chance d’être publié à de nombreux auteurs qui, sans nous, resteraient dans l’anonymat et, bien sûr, nous espérons découvrir le best-seller de l’année.
Notre maison est sérieuse et pratique le métier de l’édition de la manière la plus respectueuse de ses auteurs. Nous corrigeons les textes, les mettons en page, créons de véritables et professionnelles couvertures avant de faire imprimer sur un papier de qualité. Lorsque cette phase de conception est réalisée, nous passons à celle de la promotion et vous pouvez retrouver sur notre page le nombre de séances de dédicaces et de participations à des salons littéraires et autres évènements que nous organisons pour nos auteurs.
Je suis fier d’être éditeur dans ces conditions car nous faisons de la belle ouvrage, traditionnelle et pourtant moderne par nos moyens de communication.
Alors, à compte d’éditeur ou non ?
Le mythe de l’éditeur qui n’en est un qu’à la condition qu’il ne demande pas un euro à son auteur doit tomber.
Le monde de l’édition change : les lecteurs ont changé [ils ne lisent plus la même littérature], les supports de lecture ont changé [on lit en marchant, en conduisant, en entendant la télévision…], les réseaux de distribution ont changé [grandes enseignes] et les méthodes de promotion également [cafés littéraires, rencontres, petits-déjeuners…]. Et malgré cela, on voudrait que l’éditeur ne change pas !
Il existe en réalité deux catégories d’éditeurs : ceux qui font des livres et ceux qui vendent des livres. Les premiers, prestataires à compte d’auteur, ne font que vendre la fabrication d’un objet sans prendre le moindre risque puisque se faisant payer grassement pour cela. Les seconds prennent tous les risques en investissant leur propre argent sur un titre pour le concevoir, l’imprimer mais aussi le promouvoir. Ceux-là sont distribués sur l’ensemble du territoire et souvent sur les territoires francophones proches. Ils aident les auteurs à faire de leur manuscrit un beau livre en les conseillant sur le contenu même de leur travail. Ils réalisent de belles couvertures inédites et corrigent les textes afin d’en retirer toute coquille. Ils sont amoureux de la littérature et des auteurs. Ils connaissent parfaitement le marché de la vente des livres. Ils sont les partenaires de l’auteur et forment un couple avec lui.
Mais cela est-il contradictoire avec le fait de demander aux auteurs de s’investir dans la vie de leur ouvrage ? Demander à son auteur d’acquérir quelques exemplaires de son ouvrage (qu’il revendra bien entendu et avec bénéfice) fait-il de l’éditeur, qui a investi des sommes très fortes sans commune mesure avec ces quelques euros et sur un simple pari, un voleur de grand chemin ? Devrait-il perdre le statut d’éditeur qu’il a mis le plus souvent des années à acquérir ? Il me semble que tout change et que des positions trop tranchées pourraient nuire à la réflexion.
Alors, oui, nous demandons à nos auteurs de s’impliquer dans la promotion de leurs livres afin de faire un relais local car nos actions portent sur des séances de dédicaces et des salons plus nationaux et nous apprécions que nos auteurs relaient nos efforts au niveau de la ville ou du département. Afin de permettre cette implication, nous demandons à nos auteurs d’acquérir quelques exemplaires de leur titre (qu’ils vendront d’ailleurs) et je n’en ressens aucune honte car il y a un monde entre la manière dont nous faisons notre métier et celle des éditeurs à compte d’auteur qui, eux, ne sont que des prestataires avides et sans vergogne.
Benoit Couzi, Éditeur du Lys Bleu
ActuaLitté a publié un articel intéressant sur les ventes d’ebook en 2018 dans lequel le web journal spécialisé dans la littérature fait la part belle à notre distributeur.
Le livre numérique semble poursuivre son envolée, tant en Belgique qu’en France. À l’occasion de la Foire du Livre de Bruxelles, Primento, spécialiste de la distribution de livres numériques, confirme la poursuite de la croissance des ventes de livres numériques en Belgique. Le distributeur constate une augmentation des ventes de livres numériques de ses éditeurs de près de 30 %. Du côté des sites internet préférés des lecteurs numériques, Amazon reste le favori.
ActuaLitté, CC BY SA 2.0
Selon une étude publiée en France par l’Institut de sondage Gfk, les ventes de livres imprimés ont diminué de 0,9 % alors que le livre numérique confirme sa croissance avec +6 % en France. Et tout comme leurs voisins français et suisses, les Belges continuent d’être friands de lecture numérique. Primento, qui se présente comme le premier distributeur de livres numériques en Belgique francophone, constate quant à lui une croissance de 30 % des ventes de livres numériques.
Thibault Léonard, spécialiste de l’édition numérique et fondateur de Primento, explique « Cela fait maintenant plusieurs années que nous surperformons le marché de l’ebook. Nous pensons que cela est lié au fait que les éditeurs indépendants sont souvent plus réactifs aux nouvelles tendances et donc enclins à saisir les opportunités du numérique et à appliquer rapidement nos recommandations. »
Les genres les plus appréciés restent les romans policiers, les romans historiques, la romance et la littérature générale. Le « feel good », nouvelle tendance en vogue, à mi-chemin entre le roman et les manuels de développement personnel, vient compléter ce podium.
Concernant le profil du lecteur de livre numérique, 1 Français sur 20 lirait fréquemment des livres numériques et près de 40 % des acheteurs de livres numériques auraient plus de 50 ans. Quant au streaming, bien que très populaire dans la musique ou les films, il ne convainc actuellement que 1,6 % des lecteurs de livres numériques.
Les plateformes d’achats de livres numériques préférées des lecteurs restent globalement les mêmes qu’en 2017 avec Amazon en tête (60 %), suivi par Kobo (18 %), Apple (9 %) et Google (5 %).
À ce sujet, Thibault Léonard précise : « Puisque nous distribuons les ebooks sur toutes les plateformes, sans exception, ces données permettent de se faire une idée des parts de marché respectives des différents acteurs du livre numérique. Par ailleurs, nous observons que les acteurs les plus dynamiques restent Amazon et Kobo chez qui nos ventes progressent de respectivement 39 % et 32 % en 2018. » Avec 30 millions de nouveaux lecteurs,
la Chine domine le marché du livre
Primento se présente comme le premier distributeur de livres numériques en Belgique francophone, crée en 2013 par Thibault Léonard, fondateur des éditions Lemaître. En 2014, Primento conforte sa position de leader en Belgique en signant un accord de distribution avec les éditions Larcier, le premier éditeur belge. Avant de s’étendre à l’international : en 2018, la société travaille avec plus de 200 éditeurs, principalement situés en France, Belgique, en Suisse, au Maghreb, en Afrique subsaharienne et au Canada.
Après les machines à écrire, les machines à éditer des best-sellers ?
La plateforme Wattpad se lance dans l’édition de livres, et compte se développer grâce à un algorithme baptisé « Story DNA » qui sera chargé d’identifier les futurs best-sellers.
La maison d’édition de Wattpad ne sera pas simplement le relais en librairie de son catalogue en ligne, mais son but est de trouver l’ADN de ceux qui auront potentiellement le plus de succès• Crédits : DANIEL JANIN – AFP
Soyons clairs, voilà le genre de nouvelle d’emblée prompte à nous faire frémir. La plateforme collaborative Wattpad, qui publie quantité de romans et de nouvelles en ligne, se lance dans l’édition de livres, et compte se développer grâce à un algorithme baptisé « Story DNA » qui sera chargé d’identifier les futurs best sellers.
Après avoir noué des partenariats avec des maisons d’édition, comme Hachette par exemple, la plateforme leur passe devant, et proposera donc dès l’automne, en Amérique du Nord, une série de six ouvrages publiés par sa propre maison « WattpadBooks ».
Mais la maison d’édition de Wattpad ne sera pas simplement le relais en librairie de son catalogue en ligne, avec les 565 millions de récits publiés sur la plateforme, le but est de trouver l’ADN de ceux qui auront potentiellement le plus de succès. D’où le nom du programme algorithmique qui sera chargé de les repérer « Story DNA ».
Le but déclaré est donc la recherche de l’équation mathématique du best seller. Un fantasme aussi vieux que les alchimistes qui rivalisaient de formules pour transformer le plomb en or. Mais le vertige orwellien qui nous saisit n’en est pas moins grand. Dans un contexte de concentration extrême, et de recul historique des ventes de livres, la polarisation s’accentue toujours plus entre gros vendeurs et ouvrages de niche. Voilà qu’un nouvel acteur de l’édition renforcerait encore davantage la tendance. Une maison ouvertement à la recherche de livres qui ne soient ni plus étonnants ni plus innovants d’un point de vue littéraire, mais simplement plus vendeurs. Le tout confié à une sorte d’éditeur-robot.
De là se dessine un certain nombre de perspectives mais aussi de faux débats. D’abord compte tenu de la profusion de textes en lignes, c’est un enjeu pour l’édition que trouver les moyens forcément surhumains de prendre connaissance de toutes ces propositions. L’algorithme n’est ni bon ni mauvais, tout dépend des questions auxquelles on lui a demandé de répondre. Aussi la méthode pourrait être utilisée pour servir des objectifs différents de ceux de Wattpad et seconder les humains dans des recherches autres que mercantiles.
Ensuite imaginer tenir la formule d’un best seller c’est oublier précisément que ces succès résultent d’une infinité de variables accidentelles, et que l’équation d’un hit se révèle toujours a posteriori.
Enfin on pourrait se plonger dans la science fiction, imaginer les auteurs hackers de demain s’imposer en craquant les programmes de sélection. Ou encore trembler devant ces machines en deep learning rendues si savantes par la lecture des ouvrages qu’elles finiraient par les écrire elle-même. D’ailleurs c’est déjà le cas, et des romans écrits par des intelligences artificielles ont déjà été distingués.
Au vrai, il ne sert à rien de se faire peur, mais plutôt de voir que les digues mises en place pour défendre le pluralisme littéraire, prennent l’eau. En 1981 lors de la campagne pour le prix unique, un slogan s’imposait « le livre n’est pas un produit comme les autres » ! On tourne la tête presque 40 ans plus tard, et le marché a pris le dessus. Il est urgent et nécessaire de penser de nouveaux systèmes d’équilibre, faute de quoi il conviendra d’adopter la formule du personnage de l’éditeur Guillaume Canet dans le dernier film d’Olivier Assayas : « c’est ça le monde d’aujourd’hui, on nous demande rien et après c’est trop tard ».
Billet publié sur Franceculture.fr le 7 février 2019
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