À l’approche de ses 90 ans, le ministère de la Jeunesse et des Sports, né sous le Front populaire, demeure trop souvent sous-estimé – jusqu’à être jugé « inutile » en 1997 par un conseiller de Lionel Jospin. Fort de soixante ans d’engagement, Michel Héluwaert, docteur en science politique, ancien instituteur, maître de cours complémentaire, attaché d’administration universitaire, puis inspecteur de la Jeunesse et des Sports, réfute ce procès. Très tôt impliqué dans le syndicalisme et l’éducation populaire, il fait ses classes de tribun à la Mutualité en 1957 et participe, dès 1955-1956, aux négociations ayant conduit à la fédération unique des auberges de jeunesse (l’actuelle FUAJ). À partir de cette expérience, l’auteur retrace, dans cet ouvrage préfacé par Jonathan Bocquet, président de l’ANACEJ, la préfiguration du ministère, ses politiques menées à bien et celles sacrifiées, montrant qu’il fut un levier réel d’action publique – et qu’il aurait pu faire mieux avec des moyens à la hauteur. Il conclut par l’urgence d’une relance de l’éducation populaire, portée par les territoires dans le cadre d’une nouvelle décentralisation, jusqu’à l’idée d’un « Sportjugend à la française ».
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